L’économie collaborative

Tu as surement déjà entendu parler de Blablacar, Airbnb, Uber, Holidog… Le point commun entre ces quatre entreprises est qu’au lieu d’acheter ou de posséder, on emprunte ou partage des biens, tels que des moyens de transport, appartements, etc. Le partage n’est pas une nouveauté, cependant, le développement des nouvelles technologies lui donne une dimension totalement différente.

L’économie collaborative, c’est quoi?

Souvent encadrée par une plateforme virtuelle, sous forme de site internet et/ou application, elle permet principalement de mettre en contact des particuliers entre eux. Ces plateformes jouent donc un rôle d’intermédiaire entre le particulier-fournisseur et le particulier-consommateur, elles ne sont jamais propriétaires du bien en question ou responsables du service fourni.
Par exemple, la plateforme Airbnb met en contact des particuliers-consommateurs désirant louer une chambre, un appartement ou une maison dans son entièreté et des particuliers-fournisseurs souhaitant mettre à disposition leur habitation au moyen de l’application et site internet d’Airbnb.

Peut-on vraiment parler de partage?

Ces échanges de biens et services peuvent être rémunérés ou non, c’est-à dire avec ou sans but lucratif. La plupart de ces plateformes sont commerciales, elles ont donc pour objectif de générer un revenu tant pour elles-mêmes que pour le particulier-fournisseur.
Cependant, l’idée de partage est présumée distincte de l’idée de bénéfice, ce qui peut donc prêter à confusion. Il serait dès lors plus logique, de considérer comme économie collaborative les plateformes permettant aux particuliers de mettre leurs biens ou services à disposition d’autres particuliers, de façon non-lucrative. A titre d’exemple, il existe la plateforme “Couchsurfing” dont le principe est de permettre aux membres du réseau de séjourner gratuitement chez d’autre membres.

Que dit la loi belge sur l’économie collaborative?

Il était nécessaire d’accompagner cette évolution, voilà pourquoi, depuis le 1er mars 2017, l’économie collaborative est encadrée et taxée par la loi belge afin d’apporter plus de clarté au niveau de la taxation et de la déclaration des revenus. La loi permet aux particuliers de n’être taxés qu’à hauteur de 10% s’ils ne gagnent pas plus de 5100€ par an, au moyen de l’ensemble de ces plateformes agréées. Dans le cas où le plafond est dépassé, la loi considère que le travail en question devient une réelle activité et que la rémunération sera considérée comme des revenus professionnels. Dès lors, certaines démarches sont nécessaires, telle que l’inscription auprès de la Banque Carrefour des Entreprises ou encore la demande d’un numéro TVA.

Vers une économie durable grâce à l’économie collaborative?

Ces plateformes innovantes te permettent de générer des nouveaux revenus en utilisant les nouvelles technologies au service des consommateurs. La réelle innovation liée à ces plateformes réside principalement dans le fait que la plupart des obstacles concernant ces transactions sont supprimés. Par exemple, il est beaucoup plus facile de trouver des informations, contacts mais aussi avis concernant la qualité d’un produit. De plus, l’accès aux services ou biens est simplifié ce qui permet d’effectuer des commandes instantanément.